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Les Disques De La Nuit



Ceux qui ont connu le Sarreguemines « underground » des années 80 s’en souviennent : à côté des bars et des salles de concert où l’on pouvait se saouler de rock, new wave et autres musiques « gothiques », existaient des lieux plus secrets, pas fondamentalement inaccessibles mais où le tout-venant n’allait généralement pas s’aventurer. Et déjà pour la simple et bonne raison que les musiques qu’on y entendait, les gens que l’on y croisait, étaient probablement un peu trop étranges pour le commun des mortels. Le squat de Manfred Jung en faisait partie. Tout le monde, sauf les plus jeunes, connaît cette maison abandonnée, seule au milieu d’un parc en friches, entouré de lourdes grilles et de murs en briques rouges, qui faisait alors face au Collège Fulrad. Peu savent qu’elle était habitée à l’année par ce sarregueminois d’une soixantaine d’années, ancien libraire et poète, que l’on ne cesse de redécouvrir aujourd’hui. Jung y vivait depuis le début des années 80, rapidement rejoint par par un compagnon d’infortune, le yougoslave Goran Becker, qui y passera quelques années avant de partir pour Sarrebrück et de devenir le plasticien et le compositeur « bruitiste » que l’on sait.

Beaucoup de jeunes du quartier les connaissaient. Les gosses et les collégiens de l’avenue de la Blies, du Sacré-Cœur et des alentours fréquentaient souvent la maison, qui constituait un immense terrain de jeu, sans le regard des adultes, sans le danger, non plus, de croiser d’autres bandes, celles de l’Allmend, des Maraîchers, de la route de Nancy. La ville était parcourue à l’époque par un vrai réseau de lieux abandonnés, aujourd’hui disparus, que ce soit la maison en face du Fulrad, l’ancienne piscine découverte, ou encore cette grande maison un peu cachée derrière le Temple protestant. Jeunes et marginaux s’y rencontraient. Ils formaient une contre-société ignorée du Sarreguemines officiel et bourgeois. D’un côté, la jeunesse riche et bien élevée, que l’on voyait sillonner la ville en scooter, et de l’autre, le « club des Ratés » que constituait le petit peuple des parcs – en premier lieu celui du Sacré-Cœur, où Goran Becker venait souvent jouer au foot avec les pensionnaires de la Croix Bleue – et des maisons abandonnées.

C’est cette catégorie-là de jeunes qui forma le premier public des lectures et des happenings que Manfred Jung organisa dans sa maison. Lectures tout d’abord, car Jung était poète ; des décennies avant sa déchéance, il avait été libraire et éditeur, correspondant avec de grands auteurs de son temps, Gilbert Lely, André Pieyre de Mandiargues, les surréalistes d’après-guerre, Claude Esteban. Peu eurent entre les mains sont recueil, son opus magnus, Instructions, auquel il travailla jusqu’à sa mort, mais tous s’accordent à dire qu’il s’agit de l’un des textes les plus étranges et inclassables, parce que forgeant ses propres règles, ses propres mèmes, ses propres fonctions littéraires, en dehors de tout ce qui faisait alors la littérature officielle. C’était de ce livre-là que Jung tirait ses lectures publiques, de sa voix si particulière. Si beaucoup de jeunes fuirent rapidement ces séances, trop immatures, peut-être, ou peut-être effrayés, gênés, à un âge où l’on recherche l’amusement, par la noirceur abyssale des textes, un certain nombre malgré tout devint rapidement un public assidu et passionné. Jung encouragea les jeunes à écrire eux-mêmes, ou tout au moins à créer, et quelques-uns, qui s’étaient particulièrement attachés à la maison, se prirent à peindre sur les murs, des personnages, des symboles abstraits ou magique, des extraits d’Instructions, des portes en trompe-l’œil. La maison elle-même participait de ces soirées, l’atmosphère étrange et souvent peu rassurante qu’elle dégageait, le malaise qui semblait sourdre de ses murs mêmes, encourageant à toutes les fantaisies, toutes les hardiesses, toutes les extravagances. Le lecteur l’aura compris : celui qui écrit ces mots a vécu ces soirées lui-même. Et peut témoigner qu’il s’est passé dans ce squat oublié, et aujourd’hui remplacé par d’affreuses résidences pastel, quelque chose comme un embryon de mouvement artistique, de secte ou d’asile de fous. Loin de nos parents et sous les regards bienveillants et libertaires de Manfred Jung et Goran Becker, nous apprîmes à sortir de nos préoccupations banales d’adolescents provinciaux, de cette normalité qui nous paraissait de plus en plus l’autre nom de la médiocrité. A faire exploser nos cadres mentaux pour laisser la place à la fantaisie, à la création et au rêve. Sans doute Jung avait-il trouvé en nous un terrain favorable.

La maison avait le Fulrad sur ses arrières ; face à elle, une petite rue de maisons douillettes, une rue étroite dont les habitants s’étaient vite fatigués d’appeler la police lorsqu’ils nous voyaient entrer dans la maison. Nous évitions néanmoins de faire trop de bruit. Mais les lectures avaient un succès grandissant. Le pic fut atteint le 13 Juin 1989, où près d’une quarantaine de personnes – jeunes, clochards et alcooliques de la Croix Bleue, et même le curé officiant alors au Sacré-Cœur – assistèrent à l’une de nos soirées. En accompagnement de la voix de Manfred Jung, et entre ses lectures, plusieurs d’entre nous frappaient sur des meubles, des volets, des débris de vitres, des rampes d’escaliers. Quelqu’un avait amené une orgue électrique hors d’âge. Tous ces sons, captés par un micro, et amplifiés par une sono de fortune, déformés par la réverbération sépulcrale de la maison, donnèrent à cette lecture, qui fut la première enregistrée, un aspect de cérémonie funèbre et surréaliste. Ce fut l’acte de naissance de ce que nous baptisâmes rapidement Les Disques de la Nuit. La cassette circula vite dans toute la ville. Certains s’amusèrent à en passer des extraits lors de sorties scolaires en bus, entre deux chansons pop. D’autres avaient dépensé de belles sommes en cassettes vierges, pour faire un maximum de copies, qu’ils distribuaient dans la rue, ou déposaient dans des boîtes aux lettres. Nous laissions des extraits sur les répondeurs téléphoniques de gens choisis au hasard. Nous abandonnions dans des ruelles, ou des terrains vagues, des radio-cassettes récupérés à la déchetterie sur lesquels nous laissions tourner des copies de la cassette, pour les passants.

Cette folie dura un été, à la fin duquel la « réputation » des Disques de la Nuit était fermement établie. Les jeunes du groupe, enhardis, commencèrent à enregistrer par eux-mêmes, leurs propres textes, leurs propres « musiques ». « Cris, Vent, Incendie », d’Astral Larva Orchestra, donna le ton, avec ses cris hystériques enregistrés dans la maison, par quasiment toute la bande, répartis sur plusieurs étages, et superposés ou entrecoupés par le son de la bise, et de flammes crépitantes. Romuald Herbst fonda Radio Derry, du nom de la ville où se déroule le roman « Ca », de Stephen King, qui l’avait marqué, et réalisa des montages sonores terrifiants et interminables, des collages sonores à partir des bande-sons de films d’horreur. D’autres éditèrent des cassettes anonymes, longues séquences de bruits, de sons angoissants et de murmures, de musiques blêmes. Des récits de rêves, pendant des heures. Des enregistrements d’animaux, du vent dans la forêt la nuit. Nous avions aménagé l’une des pièces de la maison en particulier, avec des micros, du matériel d’enregistrement, toute sortes d’ustensiles pour faire du bruit. Il nous arrivait aussi de trimballer tout cela au Foyer Culturel, qui nous prêtait une salle chaque mois, pour nos activités. Au milieu des dessins d’enfants et des rangées de tasses prêtes pour le prochain café, la prochaine kermesse, nous enregistrions des musiques d’autant plus bizarres, dérangeantes, d’autant plus folles – Romuald rebaptisa, pour rire, le Foyer Culturel en « Centre Educatif Gilles de la Tourette ». Et en effet nous nous faisions l’effet de fous – une folie ludique et contrôlée, mais tellement en décalage, déjà, avec la petite normalité polie à laquelle tout le monde des adultes nous encourageait. Manfred Jung nous avait libéré de toute notion de normalité, lui. Et de classicisme. Le rock, la dance music, le rap, toutes ces musiques formatées et commerciales que la radio et la télévision conspiraient à nous vendre comme « jeunes » et « rebelles », et toutes les attitudes, tous les styles de vie et les valeurs que l’on nous prônait, ne nous inspiraient plus que des haussements d’épaules.

Nous quittions peu à peu le domaine de la musique en tant que telle.



La sortie de « Géographie des Ténèbres », sous le nom de Neue Kirche Street Ensemble (réunissant Stéphane F., Jérome Jezek et sa cousine dont j’ai, dieu me pardonne, oublié le nom) figure probablement, dans la discographie des Disques de la Nuit, comme la plus atypique, la plus « en dehors » – de tout. Elle marqua durablement les esprits et nous fit entrevoir de nombreuses nouvelles voies. Pour la première fois toute forme de musique ou même de performance sonore était absente. L’enregistrement dure une heure et demie en tout, soit la durée d’une cassette, et fut réalisé avec un simple walkman, en branchant les écouteurs dans la prise micro. Elle consiste en l’enregistrement intégral d’une séance d’exploration urbaine, comme on ne disait pas encore à l’époque ; en dehors de la maison de Manfred Jung, certains d’entre nous se réunissaient souvent dans l’ancienne piscine découverte de Sarreguemines, à l’abandon, et squattée, à son premier et seul étage, par deux marginaux de passage en ville. Mais les anciens vestiaires et les douches, au sol tapissé d’éclats de verre et de débris, nous fournissait un endroit où nous cacher pour passer du temps, fumer des cigarettes et bavarder. Personne n’avait encore jamais osé descendre dans les caves, les réserves, les couloirs qui longeaient les bassins vides, en sous-sol. « Géographie des Ténèbres » est la transposition de cette première exploration. On y entend les pas des trois visiteurs, les plus infimes bruits réverbérés par les murs, souvent méconnaissables, trop déformés ou noyés dans le souffle électroniques, mais malgré cela, puissamment évocateurs. Personne n’eut jamais le moindre doute sur la véracité de cette exploration souterraine. Pendant une heure trente, on était seul avec les voix de Stéphane, Jérome et sa cousine, décrivant ce qu’ils voyaient à la lueur de leurs lampes de poche, se perdant, s’énervant, riant parfois inexplicablement – ils restaient, parfois aussi, silencieux pendant de longues, interminables minutes. Une heure trente paraît une durée courte, pour un album, pour de la musique, mais l’audition de ce périple en sous-sol nous semblait durer des heures, des jours entier. Certains évoquèrent la possibilité de produire des enregistrements qui dureraient réellement des jours. Cette cassette inspira à Manfred Jung l’une de ses seules nouvelles assimilables à de la « science-fiction », où un homme découvre une cassette sans fin.

Les autres jeunes de la ville nous méprisaient et nous évitaient – mais aussi en partie par crainte, je crois.

Les plus âgés d’entre nous, épaulés par Goran Becker, avaient commencé à nouer des contacts dans le monde de la musique. Il existait, hors de Sarreguemines et hors des circuits « normaux », des milieux et des scènes où Les Disques de la Nuit furent accueillis favorablement. Plusieurs « concerts » eurent lieu dans la maison, dont deux donnèrent lieu à des enregistrements : « L’Eglise des Larves », de Radio Derry, et un live sans titre sous le nom d’Anarcho-Christian Collective, qui réunissait Stéphanie Schmitt, Laurent Ney et l’auteur de cet article.

C’est en « remixant » et en retravaillant radicalement, dans un sens ultra-bruitiste, les cassettes enregistrées par les jeunes séides de Manfred Jung, que Goran Becker commença sa propre carrière de compositeur ; il sonorisait lui-même ses expositions, de plus en plus fréquentes et fréquentées, aux quatre coins de la Lorraine et à Sarrebrück. Il quitta Sarreguemines au milieu des années 90, pour s’établir à Sarrebrück, après un passage à Nancy, puis continua sa propre carrière, de son côté.

Les Disques de la Nuit cessèrent leurs activités en 1995, à la mort de Manfred Jung, qui avait lui aussi finit par quitter Sarreguemines. La maison de la S.E.S.A fut détruite. Chacun retourna à son existence ou à sa mort.

Les Disques de la Nuit – discographie non-exhaustive

1989 – Manfred Jung – Instructions vol. 1

1989 – Goran Becker – Exercices d’Acclimatation au Néant [3 feuilles agrafées décrivant l’œuvre en précision, tant d’une manière technique que poétique – l’œuvre elle-même n’existe pas]

1989 – Astral Larvae Orchestra – Cris, Vent, Incendie

1989 – [Collectif] – L’Office des Larves

1989 – Astral Larvae Orchestra - D.o.A

1989 – Manfred Jung – Instructions vol. 2

1989 – Romuald Herbst [?] – Pleurer au Musée

1990 – [Collectif] – [cassette compilation d’extraits d’Instructions laissés sur des répondeurs téléphoniques]

1990 – Le Cimetière des Eléphants – cassette n°1

1990 – [Collectif] – Sans Titre

1990 – David Delwiche - Planet Death

1989 – [Collectif] – Effondrement de l’Occident aux Alentours de l’Eté [n’existe plus en tant que telle, mais uniquement des fragments collectés sur plusieurs autres cassettes]

1989 – Stéphanie Schmitt – [Ensemble de partitions dans un système de notation indéchiffrable]

1989 – Neue Kirche Street Ensemble – Géographie des Ténèbres

1989 – Radio Derry – Brain Damage

1990 – Astral Larvae Orchestra – cassette n°3

1990 – Organisation Nihiliste de Divertissement - demo

1990 – Le Cimetière des Eléphants – cassette n°2

1990 – Astral Larvae Orchestra – Possession [morceau pour guitare et orgue joué en « live », jamais enregistré]

1990 – Radio Derry – We All Float

1990 – [Cassette sans titre contenant un solo d’orgue électrique, portant la mention “pour Stéphanie”]

1991 – Astral Larvae Orchestra – cassette n°1

1991 – Les Disques de la Nuit [compilation de plusieurs autres cassettes, tirée à 50 copies et laissée gratuitement dans le bac des disquaires locaux, et dans des boîtes aux lettres de Sarregueminois choisis au hasard]

1992 – Stéphanie Schmitt – [Ensemble d’instructions scéniques et textes pour une performance d’un homme et d’un berger allemand]

1992 – ISWP – Heavy Rain

1993 – Goran Becker – cassette n°2

1994 – ISWP – Choke / Desert

1994 – David Delwiche - Mr Hands [Partition et fichiers General MIDI sans aucune mention de sons à utiliser – a été interprété plusieurs fois en concert, avec des orchestrations totalement différentes, du bruitisme industriel à l’ensemble jazz]

1994 – [Collectif] – Exposition du 15.03.91

1995 – Anarcho-Christian Collective – “live”

1995 – Goran Becker – пакао

1995 – [Artiste inconnu] – [Titre inconnu]

1995 – David Delwiche - La Structure

[date inconnue] – Radio Derry – L’Eglise des Larves

[date inconnue] – Goran Becker – cassette n°1

[date inconnue] – Manfred Jung – Interventions

[date inconnue] – Anarcho-Christian Collective – Deep Outside [cassette illisible à part une quinzaine de secondes vers la 12ème minute, avec un fort effet de tremolo du à l’état de la bande]

[date inconnue] – Neue Kirche Street Ensemble – Le Centre Educatif Gilles de la Tourette

*



« Dans ce rêve, une fois de plus, je me trouvais avec Goran Becker. Manfred Jung était là aussi ; des néons vomissaient leur lumière morte sur les objets entassés partout dans la salle – l’une des nombreuses salles du Foyer Culturel qu’on nous avait octroyée pour l’exposition « Démembrement » qui devait assurer l’existence de notre groupe comme collectif culturel de premier plan. Il y avait encore moins de visiteurs en rêve qu’il n’y en avait eu en réalité – pour tout dire nous étions seuls, le Yougoslave, Manfred Jung et moi, sauf si l’on considère comme des personnes les objets arrachés à la maison abandonnée qui constituaient notre exposition, et qui irradiaient en silence leur douleur de déracinés. Goran Becker me parlait, mais je ne comprenais pas ce qu’il me disait, c’était comme une voix étouffée à la radio, ou celle d’un professeur qui répète votre nom alors que vous rêvassez ; je voulais émerger, le comprendre et lui répondre, mais n’y parvenais pas. Lui et Jung me regardaient avec une attention déplaisante, comme s’interrogeant sur ma présence dans ce rêve qui était peut-être le leur, que, peut-être, je parasitais ; mais je n’arrivais pas à ouvrir la bouche pour leur expliquer ma situation ; j’essayais de lever les mains, de hausser les épaules, en signe d’incompréhension et de bonne foi. Ils se désintéressèrent de moi et tournèrent leurs regards vers les détritus exposés sur les tables et au sol, qui semblaient maintenant pulser d’une joie mauvaise. Une affiche Bébé Cadum à moitié déchirée, tout particulièrement, me fixait avec insistance, comme si elle aussi cherchait à me signaler l’impossibilité de ma présence, à me mettre au défi de prouver que j’étais bien là. Manfred Jung portait son éternelle casquette de mécanicien, qu’il relevait de temps à autres. Il désigna d’un doigt amusé un petit tas de chaussures moisies, terreuses, collectées dans la maison et laissées là, entassées comme dans un camp de la mort. Ils riaient tous deux, hochaient la tête, se réjouissant d’une chose qui m’échappait. Lorsqu’une longue larve noire s’extirpa d’une chaussure, comme réveillée par des voisins trop bruyants, Goran Becker se pencha et la prit délicatement dans sa main. Ils parlèrent longuement avec la larve, qui se tortillait d’aise ; elle aussi contemplait les étals avec satisfaction. Le Yougoslave la reposa avec douceur ; elle disparut dans une chaussure. Nous avions passé l’été à nettoyer la maison, à la vider méthodiquement ; même dans le rêve mes épaules souffraient encore d’avoir porté de sacs poubelle, de vieux matelas, de ferraille. J’eus l’impression d’avoir été mêlée à un projet obscur, les rictus de comploteurs qu’affichaient le vieux et Goran Becker ne me disaient rien qui vaille. Une autre larve sortit d’une petite lampe à pétrole rouge. Me faisait-elle signe ? J’approchai sous les hochements de tête approbateurs des deux autres. Ils semblaient avoir accepté ma présence dans leur rêve – ou celui de la larve – et me considérer comme une alliée. Ou alors éprouvaient-ils le besoin de prendre quelqu’un à témoin, comme ces pervers qui vont se rendre à la police, tant l’envie de tout raconter est grande. La larve se dandinait devant moi, en piaillant comme si elle attendait que sa mère lui apporte un oiseau à manger. Je compris qu’ils avaient vidé la maison et disséminé ses objets dans le monde, pour le contaminer ; je compris que la maison était maudite, et qu’ils voulaient répandre sa malédiction hors de ses murs. »
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Creator
Les Disques De La Nuit
by Radio Derry
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The cover for the release " Brain Damage " by RADIO DERRY Produced by Les Disques de la Nuit in 1989 Based on samples of Frank Henenlotter's " Brain Damage ", this sonic work was played and recorded live by the french poet Manfred Jung and the musician Romuald Herbst (from Radio Derry and several other projects), in Sarreguemines (France). It was played during the movie, in the local cinema "Eden", for the local audience, the 8th of June 1993.
Les Disques De La Nuit
by ISWP
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Heavy Rain, premier EP de In Silence We Pray nous propose une musique perdue quelque part entre ambiant et indus. Durant les douze minutes qui composent les deux titres de cet EP, vous y rencontrerez des souffles, des bruits de pluie, des bourdonnements assourdissants, des samples, des voix ettouffées... Le tout dans une ambiance plus ou moins étrange et oppressante. Et si je parle d'oppression, c'est bien évidemment subjectif. Dans le premier morceau, les bruits lents et sourds mêlés à...
Topic: Industrial / Post-Industrial / Noise
Les Disques De La Nuit
by Radio Derry
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" We All Float " has been recorded by Romuald Herbst and Jérome J. under the moniker Radio Derry. It is a sonic tribute to the famous novel " IT " by Stephen King. All the sounds come from the cinematographic adaptation by Tommy Lee Wallace. " We All Float " was played and recorded live during an "all-night long" performance (including other artists) at the " S.E.S.A " abandoned house in Sarreguemines (France), on 13th of July 1993 - with...
Les Disques De La Nuit
by ISWP
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This untitled demo is the first tape of ISWP limited to some copies for friends. No computer nor sampler were used ; only keyboards and a magnetophone for the recordings of the abandoned factory "S.E.S.A" in Sarreguemines, 1990.
Topics: iswp, les disques de la nuit, sarreguemines, SESA, S.E.S.A, manfred jung, goran becker
Les Disques De La Nuit
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Les Disques De La Nuit
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